Le besoin d'être indépendant
« Je suis sûr que c'est mon désir d'indépendance qui m'a poussé à faire le saut et à lancer ma propre entreprise quand j'ai été mis à pied. Au bout de trois ans, j'aime toujours sentir que c'est moi qui décide. »
Karl T., Ottawa (Ontario)
C'est une véritable jungle 'administrative'
« J'ai été surprise du temps et de l'énergie qu'il faut pour tenir à jour des registres financiers et commerciaux. Beaucoup de gens m'avaient dit que j'aurais besoin d'un comptable pour mes impôts, mais personne n'a mentionné qu'il fallait tous les jours tenir compte des reçus, des dépenses, des factures, etc. Même si c'est un aspect qui ne m'intéresse pas et dans lequel je n'ai aucun talent, c'est essentiel. »
Jane R., Toronto (Ontario)
« La paperasserie est sans fin -- formulaires gouvernementaux, formules d'impôt, registres des employés, inventaire, rendus sur ventes, reçus et des milliers d'autres pièces d'information. Les longues heures de travail ne m'ont guère surpris -- le magasin est ouvert presque 24 heures par jour et je suis normalement sur les lieux de 5 h 30 à 19 h30 -- mais il est difficile, même presque impossible de prendre plus qu'une fin de semaine de congé. »
Mike J., Calgary (Alberta)
Quand c'est toi le responsable
« Au début, c'était apeurant de constater que presque tout ce qui concernait l'entreprise -- les problèmes, les solutions, mes deux employés, la réussite ou l'échec de l'entreprise -- dépendait de moi. Mais j'étais déterminée à me charger de tout et à faire fonctionner l'entreprise. Mon travail acharné et ma détermination m'ont permis de surmonter les creux pour en arriver là. Cela a vraiment valu la peine. »
Verna B., Winnipeg (Manitoba)
Se lancer en affaires
« J'ai discuté de la situation avec ma femme afin que nous sachions tous les deux dans quoi nous nous engagions. Ensuite, pendant un an, j'ai continué de travailler à temps plein mais ai consacré tout mon temps libre à étudier ce qu'exigeait le lancement d'une petite entreprise -- ce que je devais savoir, ce que je devais faire, quels étaient les risques. J'ai obtenu une bonne partie de mon information de gens qui avaient eux-mêmes lancé leur entreprise, mais j'ai aussi assisté à des séminaires d'information et rencontré des banquiers, plusieurs agents gouvernementaux et des spécialistes en construction. Il m'a fallu un autre six mois pour élaborer mon plan d'affaires afin d'obtenir le financement requis. Enfin, j'étais prêt à quitter mon emploi et à lancer mon entreprise -- à acheter le matériel, louer un bureau et de l'espace d'entreposage, embaucher du personnel, enregistrer mon entreprise auprès des ministères et faire de la publicité. »
Mike B., Edmonton (Alberta)
Le défi du marketing
« Je n'ai jamais pensé qu'il serait aussi difficile de me vendre -- et j'étais déjà dans le marketing. La première année a été la plus difficile. J'étais laissée à moi-même. Je ne vendais plus le produit de l'entreprise, mais je me vendais moi-même et mes connaissances. J'ai communiqué avec absolument toutes les personnes possibles et imaginables et leur ai envoyé des pochettes d'information. Un très grand nombre ont soit refusé, soit omis de me répondre. J'ai dû adopter une nouvelle stratégie. Au lieu de faire des appels à l'improviste, j'ai commencé à passer par d'autres personnes pour obtenir de nouveaux clients. Dès que j'ai trouvé des clients fiables et intéressés, les autres ont suivis tout naturellement. »
Linda S., Ottawa (Ontario).
De la mise à pied au lancement d'une nouvelle entreprise
« J'ai toujours aimé faire cuire des plats de pâtes. Lorsque j'ai été licenciée, j'ai décidé d'ouvrir une petite boutique d'épicerie fine spécialisée dans les pâtes. C'était ce que j'aimais et mes recherches avaient démontrées qu'il y avait une demande parce que les gens veulent avoir des aliments sains, faibles en matières grasses et qui ont bon goût. À cette époque, les prêteurs commençaient à encourager les femmes à se lancer en affaires. Grâce à cet appui, j'ai pu fonder mon entreprise. »
Elaine C., Québec (Québec)
Courir des risques financiers
« Pour moi, le plus gros souci était de ne pas avoir de chèque de paie aux deux semaines. Au cours des six premiers mois à notre compte, nous avons bien appris ce qu'est la trésorerie. Nous n'y avions jamais pensé quand nous étions des employés. »
Gloria U., Surrey (Colombie-Britannique)
« Ce qu'il faut savoir, c'est que quand on est en affaires, il est impossible de faire une omelette sans casser des œufs. Acheter des stocks, signer un bail, embaucher des employés -- vous devez être prêt à courir certains risques si vous voulez être en affaires à votre compte. Sans être un casse-cou, vous devez être prêt à courir des risques calculés de temps à autre. »
Sam D., Whitehorse (Yukon)
Acheter une franchise en exploitation
« Investir dans une franchise peut être une aventure coûteuse. Les droits de franchise peuvent s'élever à 15 000 $ ou plus. Et l'investissement à long terme qu'il faut faire pour apporter des améliorations aux bâtiments ou au bail, aux appareils, au matériel et au stock peut dépasser 100 000 $ pour une franchise même modeste. Alors vous devez savoir exactement à quoi vous vous engagez. Faites vos démarches, trouvez des renseignements détaillés et consultez votre comptable, votre avocat ou votre conseiller financier -- tout de suite. Ne signez rien avant d'avoir fait cela. »
Warren M., Saint John (Nouveau-Brunswick)
« Une des choses qui nous a le plus aidé au début, c'était de parler à d'autres personnes associées à la franchise. Elles nous ont parlé elles-mêmes de ce qu'elles avaient vécu dans l'entreprise et nous avons pu évaluer le produit et constater que l'entreprise était très bien organisée et gérée. »
Cairine M., Summerside (Île-du-Prince-Édouard)
« En qualité de franchisé, j'ai le meilleur de deux mondes. D'une certaine manière, je suis indépendant. La réussite de l'entreprise passe par mes initiatives et mon travail acharné. Mais je ne peux pas l'être entièrement -- et ne voudrais pas l'être -- puisque je fais partie d'un système plus global. »
Victor F., Rimouski (Québec)
« Le franchisé doit être prêt à travailler en groupe, à se montrer flexible et à collaborer sans réserves avec le siège social. En contrepartie, il obtient sa part de la réussite d'ensemble de tout le réseau des magasins franchisés. Ainsi, un grand nombre des inconnus disparaissent, surtout pour des gens comme nous, nouveaux venus dans le monde des affaires. »
Ron T., Regina (Saskatchewan).
Sources: Occupez-vous de vos affaires: Devenez entrepreneur, DRHC, 1995.

