Un grand nombre de Canadiennes et de Canadiens retournent aux études. Ils veulent se recycler et acquérir de nouvelles connaissances.
Comment s'en tirent-ils ? Qu'arrive-t-il quand on ajoute un programme d'apprentissage à un horaire de vie déjà chargé ? Comment relèvent-ils les nouveaux défis ? Les gens et les expériences dont il est question ci-après sont réels.
Vaincre sa peur des mathématiques
Peter, âgé de 25 ans, avait toujours rêvé d'être pilote, mais il n'était pas assez fort en mathématiques. Après son secondaire, il a occupé divers postes comme préposé dans une station-service, conducteur de camion à remorque, employé dans un lave-auto et gardien armé, mais n'était pas satisfait. S'étant rendu à un Centre des carrières, il a rencontré d'autres personnes désirant se reconvertir. Quand il leur a dit qu'il avait toujours voulu être pilote, ils lui ont demandé pourquoi il n'avait pas réalisé son rêve. « Cela m'a donné l'idée d'y arriver, raconte-t-il, mais j'avais peur d'avoir à étudier les mathématiques de nouveau. » À sa grande surprise, Peter a découvert que ses vieilles craintes face à cette matière avaient disparues. « Quand les mathématiques étaient appliquées à quelque chose de concret comme un avion en vol, explique-t-il, j'obtenais de bonnes notes. »
Peter W., Alberta
Connaître son style d'apprentissage fait toute la différence
Dawn, qui a aujourd'hui 22 ans, a abandonné ses études en 10e année. Même si elle l'ignorait à l'époque, elle n'aimait pas du tout le travail en classe. Quand elle a décidé de reprendre ses études, elle a appris dans un test qu'elle était un l'apprentissage auditif. « Je dois lire les choses à haute voix; comme ça, je les entends mieux. »
Dawn S., Île-du-Prince-Édouard
Bon conseil
Sylvia, mère célibataire, avait très peur de retourner à l'école pour se perfectionner, mais elle a appris que ce qui compte, c'est de ne pas se surcharger. « Si quatre cours, c'est trop, ne les abandonnez pas tous les quatre, conseille-t-elle. Laissez-en tomber un. » Elle a appris aussi à ne pas paniquer quand elle ne comprend pas quelque chose. « Quand je n'arrive pas à m'y retrouver avec un devoir, je demande conseil à l'enseignant. C'est pour cela qu'ils sont là, n'est-il pas vrai ? »
Sylvia G., Alberta
Concilier famille et école
Mike travaillait dans l'industrie de l'acier, mais a décidé de reprendre ses études pour obtenir un diplôme en éducation. « Ma famille a dû faire beaucoup de sacrifices, dit-il. Nous avons dû nous serrer la ceinture et réduire notre budget. » Mike a constaté que ce qui était le plus difficile, c'était de s'adapter à un nouveau rythme de vie et de ne plus avoir de temps pour la famille et les loisirs. Normalement, il allait prendre les enfants à l'école et passait les soirées avec sa famille. « Aujourd'hui, dit-il, je n'arrive pas à la maison avant 22 heures, trois soirs sur sept. »
Mike S., Alberta
Au début, « c'était comme être un étranger dans une terre inconnue »
Bien que Peggy ait travaillé comme journaliste, elle voulait du changement. Mais retourner à l'école, « c'était comme être un étranger dans une terre inconnue » très différente du monde du travail. « C'est frustrant, dit-elle, quand un instructeur vous dit que certaines des choses que vos expériences de vie vous ont apprises ne sont pas utiles. » Mais Peggy a trouvé un groupe d'étudiants sérieux qui l'ont mise à l'aise. Elle a découvert aussi qu'il était très facile d'obtenir de l'aide. « Il existe des cours sur les techniques d'apprentissage, sur la rédaction et sur la façon d'utiliser une bibliothèque. Le soutien est là si vous en avez besoin. »
Peggy G., Alberta
Apprendre à distance
Gary a fait deux années d'études à l'université avant de décider qu'il était un visuel et « que les exposés en classe ne me plaisent pas vraiment. Maintenant, je travaille avec mes manuels et je me sers de mon ordinateur pour faire de la programmation, pour écrire et pour échanger des courriels avec mon tuteur. »
Gary N., Alberta
Sources: Perspectives Canadiennes 1994, 1998, DRHC.

